A Sanaa, du sang et des armes

Une porte en fer criblée de balles, qui témoigne de la violence des affrontements qui continuent de faire rage à Sana’a. (Crédit: Benjamin Wiacek)

REPORTAGE – Manifestations et combats de rue rythment la vie dans la capitale yéménite depuis dimanche.

Libération, Benjamin Wiacek

Sanaa – Peu avant l’appel à la prière de l’aube, dans la capitale encore endormie, de violentes explosions retentissent et font trembler les immeubles millénaires de la vieille-ville. Pour la troisième journée consécutive, les bombardements et les combats ont repris, hier, à Sanaa. La Garde républicaine, l’unité d’élite dirigée par Ahmed Ali Saleh, le fils du Président, a, depuis une montagne avoisinante, déversé une avalanche d’obus sur le camp du général Ali Mohsen al-Ahmar, le chef de la 1re division qui a fait défection en mars, se ralliant au mouvement de contestation du régime. Deux des projectiles ont atterri sur la place du Changement où campent depuis sept mois les manifestants pacifiques exigeant la démission du Président. D’après les médecins, onze personnes auraient été tuées. La situation est toujours aussi confuse. «Qui tire sur qui, où et pourquoi ? J’entends toutes les explosions mais je n’ai aucune idée de ce qui se passe dehors», raconte Ibrahim, jeune homme d’une trentaine d’années qui tient une épicerie dans la rue du 26-Septembre, à moins de deux kilomètres du lieu des affrontements.

Propagande. Dimanche, après la décision d’organiser des marches quotidiennes pour mettre la pression sur le régime, les manifestants ont été violemment réprimés par les forces de sécurité qui, en plus des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles, ont aussi utilisé des lance-roquettes et des canons antiaériens…

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